Le syndrôme du choc toxique

Remis sur le devant de la scène récemment avec l’histoire de Lauren Wasser, jeune top model américaine de 27 ans qui a failli perdre la vie à cause d’un tampon hygiénique, le syndrôme du choc toxique est une infection très rare mais dangereuse.

Qu’est-ce que c’est ?

Cette maladie peut concerner les femmes qui utilisent des tampons hygiéniques. Pour l’heure cependant, les corrélations entre l’apparition d’un syndrôme de choc toxique et le port de certains tampons ne sont pas établies. Ce que l’on sait, c’est que l’on a retrouvé, dans le vagin et sur le col de l’utérus de ces femmes réglées et touchées par cette infection, des souches d’une bactérie, le Staphylococcus aureus (ou staphylocoque doré). Il semblerait que certains tampons portés trop longtemps pourraient assécher la paroi vaginale et permettre à ce germe de coloniser le vagin et de produire des toxines en grande quantité. Celles-ci pénètrent dans le sang à la faveur d’une blessure de la muqueuse ou par l’utérus.

Des symptômes qui ressemblent à ceux d’une forte grippe

Fulgurant – il évolue en moins de 48h et se traduit une fois sur dix par un décès – le syndrôme du choc toxique est souvent détecté trop tard, d’autant plus que ces symptômes peuvent être confondus avec ceux d’une forte grippe.

Quatre symptômes doivent alerter impérativement, surtout si vous avez oublié de changer votre tampon durant les dernières heures :

  • une fièvre élevée, de 39 ° à 40°5,
  • une tension artérielle basse,
  • une éruption cutanée comme un coup de soleil et une desquamation.
  • Une atteinte des organes dits cibles. Du tube digestif par exemple, avec des vomissements, une diarrhée aqueuse et profuse. Ou des muqueuses, du pharynx, de l’œil…, qui sont très inflammées.  

Il faut dans ce cas aller immédiatement aux urgences, où un traitement adapté à base d’antibiothérapie sera proposé.

Les gestes de prévention

Si l’on ne peut pas se prémunir à 100% de ce syndrôme – encore une fois extrêmement rare – certains gestes permettent de limiter considérablement les risques :

  • Changer sa protection hygiénique régulièrement, notamment son tampon au maximum toutes les quatre à huit heures (même pendant la nuit)
  • Utiliser des tampons normaux ou peu absorbants, quitte à les changer plus souvent.
  • Utiliser des serviettes hygiéniques ou une coupe menstruelle, selon ce qui vous convient le mieux, qui n’ont pas cet effet absorbant interne.
  • Laver ses mains avant de mettre ou d’enlever un tampon.
  • Stopper l’utilisation du tampon dès la fin des règles et ne pas porter de tampons hors période de règles.